lundi 8 février 2010

Fragments pour un portrait de Bernard Gaube

Il y a peu de peintres contemporains dont j'aime autant les oeuvres que Bernard Gaube. Face à un tableau de Bernard Gaube il m'arrive souvent de me dire que j'aurais aimé l'avoir peint. Ses tableaux ont la simplicité et la fraîcheur des Matisse, l'étrangeté de certains Picasso, la maladresse heureuse des tableaux de Manet. Ils sont à la fois innocents et savants, mystérieux et évidents, futiles et nécessaires, comme Bernard lui-même ou comme "une chose que l'on fait exister", comme l'écrit ci dessous Yoann Van Parys. 
Je n'ai pas encore vu les tableaux récents que Bernard exposera au Centre Jacques Franck mais je sais qu'ils me surprendront encore. 
Ce jeudi 11 février 2010, à partir de 18h, vernissage de l’exposition de Bernard Gaube au Centre Culturel Jacques Franck à Bruxelles.



« Une des premières chose qui frappe l’esprit lorsqu’on observe un tableau de Bernard Gaube est que ce tableau se donne au spectateur sans détours. Il annonce dés l’entrée le motif, la couleur, et ne fait pas mystère de son exécution ou de ses origines. Voilà un tableau qui existe à nos yeux comme le ferait un autre objet de notre environnement et contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas la moindre de ses qualités. Car ce n’est pas rien de faire exister une chose, c’est-à-dire de passer outre la représentation, ses retards, l’argument (…) Tout se passe comme si on avait le sentiment confus d’avoir déjà vu cette image auparavant comme parfois l’on croit revivre un même moment, sans que l’on puisse cependant déterminer l’origine, la raison. Un processus qui est par ailleurs prolongé par un travail spécifique sur les couleurs, sur la mémoire que véhicule la couleur. (…) Ces figures plus ou moins familières faisant partie de nos imaginaires, elles apparaissent dans les tableaux de Bernard Gaube comme des personnages sur la scène d’un théâtre, voire d’un guignol. (…) Et c’est un spectacle dont l’intérêt sans cesse rebondit puisqu’il se passe toujours aujourd’hui. »
Extrait de « L’existence sans détours » de Yoann Van Parys






Exposition du 12 février au 21 mars 2010 du mardi au vendredi de 11h à 18h30, les samedis de 11h à 13h30 et de 14h à 18h30 ; les dimanches de 14h à 17h et de 19h à 22h. (Entrée libre)
Mais aussi : CHINER LA PEINTURE : PORTRAIT POETIQUE
Le mercredi 24 février 2010 à 20h00
Soirée / Rencontre autour du travail de Bernard Gaube (Projections, lectures)